On répète la même opération, une dizaine de jours plus tard, à raison de cinq à six fois jusqu'à obtention d'une peau fine que l'on enduit de guetrane (Huile de cade). On laisse reposer quelque temps puis on la remplit d'eau que l'on jettera après. On répète l'opération une seconde fois et on referme le goulot avec une pièce faite de tissu et de bois, appelée localement khelala. L'outre est prête à l'usage. Beaucoup de femmes ayant bonne connaissance du tannage de Tachiboute (guerba) affirment que son entretien est par contre facile. Elle se lave parfois de l'extérieur pour la débarrasser de la poussière.
L'eau qui y est conservée reste potable pendant plusieurs jours, selon l'expérience des mères et des grands-mères. Elles soulignent qu'il est possible d'ajouter une petite quantité de guetrane à l'eau ou enduire carrément l'outre deux à trois fois de cette même substance extraite du cèdre, pour que l'eau garde son goût particulier. L'eau de source d‘Ath Yalla est réputée par sa fraîcheur naturelle et par sa légèreté.
Il reste que cette bonne vieille Tachiboute, comme tant d'autres produits de l'artisanat, a disparaître des nos maisons et a grandement besoin d'être davantage réhabilitée en tant que symbole d'une identité nationale à préserver, à l'heure où une modernité débridée jette chaque jour dans les méandres de l'oubli nombre d'attributs culturels, matériels et immatériels, remontant très loin dans le temps.
Il reste que cette bonne vieille guerba, a grandement besoin d'être davantage réhabilitée en tant que symbole d'une identité nationale à préserver.
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